La GAARDE

CRÉATION 2016/2017

Ce projet a reçu la Bourse SSA-FARS 2015/16 pour les auteurs des Arts de la rue

Un détachement de la garde suisse ( 4 personnages ) est censé livrer le Saint Graal, et offrir ainsi la vie éternelle, à la manifestation qui les accueille malheureusement, ils ne savent pas vraiment où et surtout à qui ???  ils vont finalement mener leur mission à terme et livrer le Graal, sans faillir…Ou presque…

C’est un spectacle de rue tout public.

TEASER: https://www.youtube.com/watch?v=yLDN9tc3oo8

 

PREMIÈRE SORTIE  LE 3  et 4 JUIN À  Meyrin ( Suisse) http://www.gratte-bitume.com/

Pour l’instant il s’agit d’un fixe d’ environ 40 m et pour 2017 et suite à une résidence en février prochain à Interface, ce spectacle s’enrichira d’une déambule dans l’espace publique ( nouveau mots pour dire Rue, dans les milieux motorisés).

Ce spectacle est né d’une idée d’Alex Bordier et mis en perspective par Pince Monseigneur  de Jérome Jolicart et Stef Filloq Roy des « Sains Crétins ».

Merci aussi à Manu Sembely, pour l’envol… Ainsi que tous les souscripteurs qui nous ont permis d’avoir de beau habits.

 

NOTE D’INTENTION

La garde suisse est la plus vieille (1506) et plus petite armée du monde, toujours en activité, au Vatican, et toujours dans son costume traditionnel, reconnaissable et coloré.

La précision militaire, les rapports de pouvoir inhérents à cet exercice, le coté cérémonial et l’aspect décalé de leur accoutrement, au 21ème siècle, nous a semblé offrir un parfait terrain de jeux pour de la déambulation comique et de la démesure clownesque.

C’est aussi et surtout rire franchement, au travers d’un symbole conservateur, de nous même avant tout. Ainsi, Il nous a toujours semblé étrange que les traditions soient  si souvent, l’apanage de réactionnaires, alors qu’elles sont le reflet des richesses culturelles d’un passé commun à tous.

Il s’agira donc, là, de mélanger deux traditions helvétiques : le clown (Grock, Dimitri, Emil) et la garde suisse.

Nous sommes conscients, que détourner un symbole traditionnel et religieux, peux être sujet à malentendus en ces périodes de dérives communautaires.

Aussi, plutôt qu’un long plaidoyer au droit à la liberté d’expression et au  vivre ensemble, nous lui préférons le « rire ensemble ».

Car malgré l’obscurantisme ambiant, nous restons persuadé, que :

« Le rire est le meilleur chemin pour aller d’un homme à un autre » (Wolinski).