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Container

Un solo de Sigrid Bordier

"Si je suis là ce soir, parmi vous, c'est surtout pour échapper à moi même...
Mais je suis venue avec moi, comme je le fais à chaque fois"
Oscillant entre fragilité et puissance comique, musique et théâtre, Container
invente un espace où l'existentiel côtoie sans cesse l'anecdotique et échappe aux règles. Impertinent et jubilatoire, le rire naît là où on ne l'attend pas forcément.

Durée : 1h

Tous public

Écriture et mise en scène :  Sigrid Bordier

Aide chorégraphique : Christine Maltète-Pinck

Musique: Sigrid Bordier / Arrangements musicaux : Sigrid Bordier/François Boutibou

Technique : Nicolas Poirier

Production-Diffusion : Anne Guégan

Production déléguée : Les Thérèses

               À propos                

Le projet à été accueilli en résidence dans le cadre du dispositif FABER (Conseil Régional Occitanie), à CIRCA (Auch -32), en résidence accompagnée à l’Entre-Pont (Nice-06), ainsi que par l’AMACCA de Breil sur Roya (06), à L’Usine (Tournefeuille-31)

Avec le soutien de Ville de Valbonne (06), l'Entrepont (Nice-06), l'AMACCA de Breil sur Roya (06) et le Théâtre de l'Etincelle à Genève (Suisse)
 

Solo pour êtres sensibles à la poésie d'une tête sur un sac de frappe.

« Elle est joliment déjantée, subtilement décalée, talentueusement drôle, sympathiquement dérangeante, terriblement scénique, finement obsessionnelle, musicalement enchantante, radicalement émouvante, et infiniment sexy! »

de Amora Doris

« Mettre en forme, défaire, tâtonner, être sur le fil. Tu te tors de rire ? Et ce chant rock de sirène, qui sidère l’espace. Ton corps bouge aussi dans le rythme, tu oscilles. [...] De l’inconfort naît la forme. »

de Astrid Maury

« Lumineuse dans son stress, magnifique de sincérité et loin de la bêtise conventionnelle, la talentueuse Sigrid nous pique avec humour et fait mouche. C’est un petit bijou à ne rater sous aucun prétexte. »

de Rita Tchenko


Sigrid Bordier, sortie du plateau, revient à elle pour commenter la situation et briser le silence de l’attente, du suspens : « On peut venir sans être là […] sans être présent ». C’est un solo  absolu. De retour au micro, le mot est lancé : « Je suis là […] pour échapper à moi-même. » C’est une mise en espace poético-comique d’un discours sur soi, effectué dans la dérision : il s’exprime dans le rapport du corps au plateau, comme si nous étions dans un crâne, visitant ses recoins, loin des lois de la gravité sociale mais imprégnés d’elle et de ses questions.


Chansons, déplacements, chorégraphies et discours s’échelonnent au rythme de cette uchronie légère et personnelle. Chaque étape cherche à contredire la représentation qu’on veut donner à l’espace, à le rendre flou, illisible et pur. Il y a comme un défi permanent à s’opposer à la gravité : dans toutes ses activités, le corps prend des positions risibles, cocasses et déliées — tête au sol, les jambes en l’air, micro entre les cuisses — la bassiste joue et se balance en rythme, couchée, la chanteuse se courbe en avant pour atteindre un micro trop bas, elle manipule son visage pour s’inventer un effet spécial de morphing. Voyez vous ce que je vois ?


Pas de fil narratif, juste la palette des activités mentales d’une artiste qui cherche et recherche son plaisir dans l’art de modifier nos images mentales et nos croyances. La mise en scène ne nous guide pas davantage : l’ensemble des mouvements est hésitant, maladroit, certains déplacements sur le plateau sont coupés, stoppés net, leur élan se brise et reprend, le chant est décalé et le discours interrompu.

Par quelques images ou propos, sont dénoncées les formes institutionnelles qui nous font prendre des vessies pour des lanternes : ceux qui décident des spectacles qui se joueront en salle, ceux qui attribuent aux objets une valeur artistique, comment on envisage le déroulement d’une vie et sa réussite, comment le discours sur la perception tend à nous perdre et nous isoler. En exploitant tour à tour les usages du corps, de l’expression, de la voix et de la musique, du changement de point de vue ou de lumière, l’ensemble laisse l’impression d’avoir parcouru un langage intime qui cherche sa voie parmi tous ceux qu’il véhicule.

 

Le Clou dans la planche – Suzanne Beaujour

© Le Bestiaire à Pampilles. Créé avec Wix.com

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